Mort dans l'exercice de ses fonctions: Yvan Thériault

MONT ST-HILAIRE, Québec - Les enquêteurs essaient de trouver la cause d'une collision extrêmement violente de deux trains marchandises du Canadien National le 30 décembre 1999 au Mont St-Hilaire, Québec. Les deux travailleurs du chemin de fer ont été tués, incluant le membre de la FIL Yvan Thériault. Le chef de train Paul Davis est aussi décédé lors de la collision.

Le Confrère Thériault, 47 ans, était un membre de la FIL, Division 558 (Charny, Québec). Il a joint la FIL le 1er septembre 1977. Il laisse dans le deuil son épouse Andrée, son fils Frédéric et sa fille Caroline.

Le service funèbre a eu lieu le samedi 8 janvier à St-Nicolas, Québec.

Le train, dans lequel Thériault et Davis travaillaient, est entré en collision avec un autre train, engendrant des explosions et des flammes impressionnantes qui ont forcé 700 personnes à évacuer leurs maisons.

La boule de feu a envoyé des flammes à plus de 50 mètres dans les airs et a illuminé le ciel nocturne. Des nuages de fumée noire ont jailli du brasier emportant une odeur de brûlé sur des kilomètres à la ronde. &laqno; Le feu était si gros que mes hommes n'ont pu s'approcher à plus de 500 pieds (150 mètres), » a dit Gilles Dubuc, chef de la sécurité publique de la ville.

Nonobstant la perte des deux hommes, cet accident aurait pu être pire.

&laqno; Dieu merci, ce n'est pas arrivé dans les limites de la ville. Ça aurait pu être une catastrophe et nous aurions dû évacuer la moitié de la ville parce que la voie traverse la ville. »

Environ 13 000 personnes demeurent dans la communauté.

Les deux trains voyageaient dans des directions opposées sur différentes voies lorsqu'ils se sont rencontrés à Mont St-Hilaire, environ 50 kilomètres est de Montréal. Les officiers du CN ne peuvent dire ce qui s'est passé mais ils soupçonnent le déraillement d'un des trains qui se serait renversé sur l'autre.

Un homme qui a été évacué a dit qu'il a vu &laqno; un nuage en champignon dans le ciel. Les fenêtres de ma maison ont tremblé. »

Mario Masse, qui vit à environ un kilomètre du site de l'accident, a dit qu'il pouvait sentir la chaleur du feu sur ses joues.

&laqno; Il y a eu trois explosions et à la troisième explosion, nous étions à la fenêtre et pouvions sentir la chaleur sur nos visages, » a dit Masse. &laqno; L'électricité a été interrompue pour environ trois ou quatre secondes, » dans sa maison au moment de la collision.

&laqno; Nous avons entendu ce qui semblait être un déraillement ou une collision. Ensuite nous avons vu les flammes qui sortaient des trains. »

Les mêmes voies sont utilisées par VIA Rail pour ses trains voyageurs entre Montréal et Québec. ·

Back to Contents

© 2000 Brotherhood of Locomotive Engineers